My Head Is An Animal

Of-Monsters-and-Men-Little-Talks-The-Knocks-Remix

My+Head+Is+an+Animal+bf37e5827b43e7fbb078873659d582Soyons clair et concis : je ne critiquerais aucun autre album de musique « ever, period » pour la raison simple que je ne sais pas le faire et vous le constaterez dans quelques lignes. Dans le même temps, je suis obsédé par cet album depuis que mes oreilles ont eu la joie infinie de l’entendre d’un bout à l’autre. Je l’aime d’amour et je veux que d’autres l’écoutent. Ce blog étant l’occasion de parler de ce que j’aime (ou pas), il me semblait dommage ne pas au moins tenter le coup. Si la critique est nulle, prenez au moins le temps d’écouter ce qui m’a forcé à l’écrire…cet album, pour les plus lents d’esprit qui n’auraient pas lu le titre de l’article, c’est My Head Is An Animal (2011) du groupe islandais Of Monsters And Men.

Avant de parler de l’album, je me dois d’évoquer le contexte dans lequel je l’ai découvert. J’ai entendu la première piste, Dirty Paws, au détour d’un statut facebook d’une amie (de bon goût, cela va sans dire). J’ai apprécié les paroles relativement non-sensiques relatant l’histoire d’un animal qui avait eu un enfant qui lui-même avait une libellule pour animal de compagnie. Ne cherchez pas, je n’ai pas plus saisi que vous ce que ça racontait ou bien s’il y avait seulement matière à (méta)forer dans le propos. Reste qu’avec sa douce introduction à la guitare et les voix conjointes des deux chanteurs du groupe, très bien assorties au passage (élément clé de la réussite de l’album à mon humble avis) il y a un immédiat décollage vers une aventure. Une aventure enfantine, façon Max et les Maximonstres, dans une contrée où l’imaginaire prend le pas sur la réalité. Et je ne suis d’ailleurs pas le seul à l’avoir remarqué puisque c’est au détour de la bande-annonce du (très) sympathique La Vie Secrète (ou Rêvée en France) de Walter Mitty que je me suis rendu compte que cette introduction de Dirty Paws collait parfaitement au thème du film : vivre sa vie.

Forcément après avoir découvert deux fois Dirty Paws, je me suis dit qu’il était temps de ne pas l’oublier de nouveau et de se pencher sur le reste de l’album qui est tout simplement le premier du groupe. L’album complet compte onze morceaux, auxquels s’ajoute un dernier titre, apparemment exclusif à la version iTunes (information à prendre avec des pincettes). Globalement on oscille entre trois tendances ; l’une festive, avec des morceaux comme Moutain Sound ou Little Talks (l’un des titres phares qui se fend d’un joli clip) qui jouissent d’une bonne rythmique et surtout d’une petite mélodie facilement reconnaissables ; une seconde un peu plus lente sur le plan du rythme mais ayant en commun avec le précédent style d’utiliser, en plus que les voix des deux chanteurs principaux, des chœurs qui donnent l’impression d’un titre à chanter dans un bar, je parle de titres comme Your Bones ou Six Weeks ; enfin, on a le droit à des balades absolument merveilleuses, beaucoup plus posées que les deux précédents styles, comme Sloom, Lakehouse ou Love Love Love, trois titres qui montrent encore la complicité vocale des deux chanteurs principaux (au cas où ça ne tienne pas de l’évidence, il s’agit d’une femme et d’un homme et non de deux hommes).

Étant loin de l’expertise que cela nécessiterait sûrement pour réellement analyser l’album, ce que je peux vous dire, c’est que c’est arrangé avec un goût exquis. J’ai parlé de la dynamique vocale des deux chanteurs, des chœurs, de la guitare ; je pourrais également toucher un mot sur la justesse de la longueur de chaque piste. Of Monsters and Men aime clairement faire des pistes généreuses en terme de temps, mais surtout jouer avec l’auditeur sur ce point. Au moins trois pistes se finissent à la moitié et redémarrent dans un souffle, Love Love Love étant le plus joli exemple de cette taquinerie. Ça peut sembler bête de juger la longueur d’une piste (et ça l’est sûrement) mais en l’occurrence, il semble judicieux de noter qu’on a jamais l’impression que la chanson dure plus que de raison ou au contraire s’arrête un peu brutalement.

Résumons le simplement, j’ai eu immédiatement mes coups de cœurs sur l’album, comme Moutain Sound, Dirty Paws ou Sloom, mais en le réécoutant, j’ai fini par ne passer aucune chanson, si ce n’est Numb Bears, le fameux ajout de la version iTunes qui, sans être un mauvais titre, me semble un peu en retrait en comparaison de la beauté du reste. My Head is An Animal est un album qui me fait sourire. Pas un rictus mais une grande banane qui exprime à la fois la joie et la plénitude. On voyage, on survole l’Islande (un pays magnifique s’il en est) et on aime. Love Love Love est devenu instantanément l’une de mes chansons préférées et elle canalise mon sentiment global sur l’album. Pas au niveau des paroles, mais du ressenti. C’est plein d’amour My Head Is An Animal

Publicités

11 réponses à “My Head Is An Animal

  1. Bon, tu connais mon avis sur l’album, pas besoin de te le redire. Merci de me l’avoir fait découvrir.
    Et je suis rassuré de pas être le seul à galérer quand il s’agit de parler de musique :3

  2. Je ne suis plus sûr d’où j’ai entendu of monsters and men pour la première fois (un contact qui a posté une vidéo sur twitter il me semble) mais c’était il y a environ 2 mois et demi avec little talks. J’ai trouvé que ce titre foutait la pêche et je me suis acheté l’album dans la foulée sans écouter les autres titres. ^^
    Au final, je n’ai pas regretté mon achat. Je trouve qu’il n’y a vraiment aucun titre à jeter dessus et quand je m’écoute l’album je ne passe aucune piste.
    Parmi celles non citées dans l’article, j’aime beaucoup king and lionheart et from finner. 🙂
    J’ai remarqué par la suite qu’on entendait little talks dans la pub pour b&you. ^^ Si ça se trouve j’avais déjà entendu ce groupe avant sans m’en rendre compte.

    • De rien! C’est toujours un plaisir de savoir que ce groupe aura une personne de plus pour l’écouter. Je comprends déjà pas comment j’ai fait pour l’esquiver pendant deux ans cet album @_@

  3. Pareil ! Dans un autre genre, je te conseille Radical Face. Mais si Of Monsters and Men te collent la patate, Radical Face te donne plutôt l’envie de te tirer une balle xD

    • La seule que je connais de Radical Face, c’est Welcome Home, cette chanson juste fantastique qui a servi pour la pub Nikkon. C’était ma chanson de départ pour le Québec d’ailleurs 😀

  4. Je cherche un cadeau pour ma copine, ça pourrait le faire. Ta critique m’a permis la découverte. Tu devrais plus creuser sur l’aspect « je découpe les grandes tendances au sein de l’album » si t’as des difficultés à écrire sur un album.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s