Serena

serena

Je suis content. Je suis content parce que Gone Home fait des émules (ou alors je fais plus attention aux jeux qui lui ressemblent). Il faudrait trouver un nouveau terme pour les jeux où on fouille des maisons. C’est un sous-genre du pointe&clique mais avec la particularité de ne faire que suivre une histoire sans proposer d’énigme…peut-être house-searching simulator. Non c’est moche. Bon au-delà de la sémantique, je voulais tout de même vous parler de cet émule.

Disponible dès à présent sur Steam pour zéro dollar, Serena est donc un GoneHomelike réalisé par Augustin Cordes sur le moteur Dagon créé par sa boîte Sendscape. Jamais entendu parlé ? Moi non plus, mais je vais me pencher sur la question. Serena, nous met dans la peau d’un homme isolé dans une cabane en bois en vue à la première personne. La façon dont on se déplace et interagit avec l’environnement rappelle un peu Myst, Versailles ou Egypte, bref les jeux Cyan Worlds ou Cryo Interactive de la fin des années 1990. On ne peut pas se déplacer complètement librement comme dans Gone Home, mais plus plan par plan ; chaque plan permet de regarder à 360° autour de soi. Le résultat de cette 3D qui n’a pas à être réellement animée, c’est un rendu splendide et justement comparable aux Myst, Riven et compagnie, le tout tournant même sur un PC en mousse.

Mais si je le rapproche plus de Gone Home que de Myst, c’est justement parce que, comme je l’exprimais en introduction, il n’y a aucune énigme dans le jeu. Tout ce qui nous est proposé de faire, c’est de toucher différents objets de manière à déclencher des réactions de la part du héros que l’on incarne. La cabane où l’on évolue étant très petite, le jeu prend le partie de faire évoluer ce que le personnage a à dire en fonction de ce qu’il a déjà dit sur d’autres objets. Il faut donc sans cesse revenir sur des objets déjà observés parce que l’état d’esprit du héros évolue et avec une remarquable sincérité. Au fur et à mesure de sa progression, qui dure environ une heure, on lève un mystère entourant la disparition de Serena, la femme du héros.

Si le jeu semble un peu ampoulé dans sa façon de raconter son histoire au démarrage, il nous apprend vite que c’est un trait de caractère du héros, lié d’ailleurs à l’absence de Serena. Laissez-vous prendre et vous verrez que c’est plutôt finement exécuté, d’autant plus que les deux acteurs vocaux font un bel ouvrage pour nous transmettre l’histoire et que celle-ci est sympathique bien que peu originale. À zéro sou, il serait dommage de se priver. Pour d’autres réalisation de la même équipe, on trouve également Scratches (9,99$ sur Steam) et bientôt The Asylum, qui a réussi son Kickstarter et qui devrait arriver prochainement.

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