Daylight

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Si vous suivez un peu mes billets sur WordPress, mon compte Twitter ou êtes abonné à ma chaîne Twitch, vous savez que je suis non seulement fervent joueur et consommateur d’expériences horrifiques mais également que j’organise en ce moment même un marathon que j’ai intitulé Octobhorror. Il s’agit tout simplement de streamer tous les jours un jeu ayant un thème lié à l’épouvante, l’horreur, pendant les 31 jours d’Octobre pour finir en apothéose à Halloween. Vous saurez également l’amour que je porte au développement de jeux indépendants avec tout ce que cela peut apporter en terme d’innovations et de petites (courtes) aventures. Pendant mon marathon, j’ai donc calé le petit Daylight, très honnêtement plus pour boucher un trou que pour réellement avoir la frousse de ma vie, au vu de la réception tiédasse que le jeu a pu recevoir.

Daylight nous met dans la peau d’une jeune femme qui…voilà d’une jeune femme. Elle est dans un hôpital psychiatrique vide. Avec une lampe torche et…elle cherche des pages. Le pitch de base n’est pas des plus intrigant ou originaux et Daylight n’a aucune idée de comment le rendre intéressant.

Dès le début du jeu, on va comprendre que dans chaque zone générée procéduralement à partir d’une type de décor (hôpital, forêt, égouts etc…) on aura à trouver une porte qui sera fermée par une sorte de sceau lumineux. Pour ouvrir ce sceau il nous faudra un objet qui donnera à l’héroïne, forcément amnésique (décidément du jamais vu!) une vision du passé. Et pour que cet objet accepte d’apparaître dans la zone d’apparition qui lui est dédié, qui est en fait le même sceau lumineux mais peint au sol, il faudra trouver huit pages de manuscrit. Bien évidemment, comme dans Slender, plus on a de pages et plus le vilain fantôme qui hante les lieux viendra nous caresser la nuque.

Vous l’aurez compris, le jeu n’est original sur absolument rien. Le pitch de base a été ressassé un bon millier de fois et le jeu ne sait pas quoi en faire. Le gameplay consiste en gros à tourner le dos au fantôme pour qu’il n’attaque pas ; cela pourrait être effrayant (ça l’est vaguement au tout début) de devoir mettre l’entité hors de son champ de vision, mais en réalité, c’est tellement facile que ça en dévient simplement agaçant. Le concept de ramasser des pages dans des décors générés aléatoirement est à la fois monotone et fastidieux. Pour finir, les décors sont réussis en terme d’atmosphère (sombres, un peu de fog etc) mais tellement génériques et pas reliés de manière cohérente que ça en devient ennuyeux dès la première heure de jeu et le jeu dur deux heures. La seule chose à retenir de Daylight, c’est que lorsqu’il est diffusé via Twitch sur la PlayStation 4, le public a la possibilité d’envoyer en direct des sons dans le jeu pour faire peur au joueur. Une seule idée, assez formidable, mais qui ne rachète pas le reste.

Et pourquoi suis-je aussi dur avec ce qui est finalement un énième clone légèrement remanié de l’excellent concept de Slender ? Mais parce que Daylight coûte une quinzaine d’euros tout de même ! Pour absolument rien, on trouvera nombre d’expériences horrifiques bien plus réussies et originales sur le même format si on se donne la peine de chercher…À éviter donc.

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2 réponses à “Daylight

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