The Witcher 2

geralt

Est-il seulement nécessaire de rappeler que je ne prends aucun plaisir à ne pas aimer une œuvre. Je peux aimer une œuvre que je trouve mauvaise. Rire de son incompétence à transmettre ses qualités plastiques ou philosophiques. Mais jamais, au grand jamais, je ne prends de plaisir à ne pas aimer une œuvre, d’autant plus quand elle est apprécié par des personnes que j’estime. Certes, un brin de trolling ne fait jamais de mal. Mais à choisir entre ajouter un nouveau plaisir ludique et me payer quelques railleries au dépend d’un jeu, de toute évidence de qualité, mais qui ne m’évoque rien, je préfère la première solution. C’est la fameuse olive. Je n’aime pas les olives, mais j’aimerais aimer les olives. L’une de ces olives vidéoludiques était The Witcher 2. Je n’aimais pas The Witcher 2…je suis ravi de l’avoir aujourd’hui beaucoup apprécié.

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Après deux introductions, l’une en CGI et l’autre faite dans le moteur du jeu, The Witcher 2 démarre in media res, sur un assaut vers une ville médiévale. Aux commandes de Geralt de Rive, surnommé le Loup Blanc, l’on accompagne un homme en habits nobles que l’on nous décrira rapidement comme le Roi Foltest. Roi de qui, de quoi ? À ce moment du récit, on n’en saura guère plus. Ni sur Triss, l’impeccable rousse qui sert, en apparence, de maîtresse au héros. Ni sur la guerre qui fait rage en fond. Le début est chaotique. Il y a trop peu d’explication sur la situation initiale ; c’est évidemment le principe de ce procédé narratif, mais le démarrage n’est pas pour autant particulièrement excitant. Il n’accroche pas le joueur par autre chose que sa connaissance et son amour de l’univers, qu’il peut ne pas avoir. Il y a un dragon, une guerre en fond, des morts. Mais le joueur lui est coincé dans des conversations dont les noms évoqués ne lui disent potentiellement rien sur les enjeux. En comparaison, Mass Effect 2 faisait un bien meilleur travail pour amener le joueur dans l’histoire, en démarrant pourtant dans une situation qui n’est pas la fin du premier volet, et qui est en cours de déroulement. On comprenait pourquoi Shepard était le héros et commandant du vaisseau, pourquoi la situation était stressante voir désespérée pour lui, pourquoi il en arrive à travailler pour Cerberus dans la suite du récit. The Witcher 2 n’a pas cette accroche scénaristique et se contente d’une série de flashback assez peu inspirés.

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Malgré des moments se voulant intense, The Witcher 2 ne gère pas très bien son introduction. Elle est soit trop bavarde, soit pas assez. Rien de ce début ne donne idée précise de qui est le protagoniste: un mercenaire, un héros, un homme de main, un chevalier?

The Witcher 2 n’est pas aussi bavard qu’un Mass Effect, où chaque personnage du récit est une page de plus d’une encyclopédie gigantesque. The Witcher 2, s’il reste loquace (on a tout de même affaire à un JdR riche en rencontres), économise l’exposition brute, un peu au dépend du nouveau venu. Si vous ne connaissez pas un personnage, ne vous attendez pas à pouvoir sélectionner son nom dans une conversation pour en apprendre plus. C’est d’autant plus étrange que le jeu nous place dans la peau d’un Geralt partiellement amnésique, pour la seconde fois – c’était déjà ainsi que démarrait le premier volet. Cette économie aura sa qualité sur le long terme, mais n’aide pas à comprendre les enjeux pourtant intrigants. Le prologue s’achève sur un sacré cliffhanger ; Geralt est en prison, accusé, à tort, du meurtre du Roi Foltest.

Ne pas avoir joué au premier est donc clairement un handicap. Cependant l’histoire ne soufre pas que par son démarrage laborieux. Le rythme est un peu en dents de scie. Et plus que le rythme même, ce sont les enjeux croisés du récit et du joueur qui ont tendance à mal s’imbriquer. Non pas à une, mais à deux reprises, pendant plusieurs heures, le jeu n’aligne pas ce que fait le joueur et ce que demande la trame. Le Chapitre 2 souffre d’une première moitié épuisante pour cette simple raison. En fin de Chapitre 1, Triss Merigold, la sorcière à qui l’on a pu offrir une rose d’amour éternel, avec qui les discussions peuvent finir sur des promesses de ne jamais se quitter, bref  »la » femme dans la vie de Geralt, se fait capturer. Le jeu propose alors de choisir entre suivre Iorveth, Elfe renégat et Roche, l’homme qui nous a sorti du cachot. Et du côté de Iorveth, le jeu force le joueur à suivre une intrigue politique à large ramification, et semble vouloir faire mine que la disparition de Triss n’est qu’un détail de l’histoire (n’est-ce pas)! Pourtant, à partir de ce qu’à proposé le jeu jusqu’à ce moment, du passage de la rose au fait que Geralt fait un long voyage pour la retrouver, Triss n’est pas un détail. Si cela ne suffisait pas, The Witcher 2 propose une somme de quêtes annexes intéressantes, basées sur l’exploration, la recherche et souvent un peu de combat, tandis que la trame narrative se construit dans l’urgence. Beaucoup d’éléments qui distraient le joueur, avec plaisir, alors qu’un point en particulier de l’histoire, cette disparition d’un personnage de premier plan, pousse au rush. Me concernant, le résultat a été sans appel : j’ai passé le second chapitre à courir pour résoudre les différentes enquêtes, cherchant désespéramment à retrouver Triss, tout en jonglant avec des affaires politiques plus grandes que mon personnage. Arrivé au Chapitre 3, après un final de Chapitre 2 vraiment intense, cinq quête annexes ont tout simplement échoués, parce que je ne me voyais les faire, comme un passe-temps de sorceleur alors que Triss était en danger.

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La fin du Chapitre 1 modifie une partie des enjeux de l’histoire pour Geralt.

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Seulement le second chapitre ne l’entend pas de cette oreille et nous plonge dans un drame politique, intéressant pour sûr, mais faisant peu de cas des vicissitudes du chapitre précédent.

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Ajoutons à cela des quêtes annexes plaisantes à jouer, mais ralentissant encore le rythme de la recherche pour Triss et on obtient un rythme peu fluide au milieu du titre.

C’est d’autant plus dommage que ce  »détail » mis à part, le reste est excellent. Les personnages, qui semblent au début un peu antipathiques, je-m’en-foutistes, en particulier Geralt, blasé de son état, ont au final tous des motivations et une personnalité. Rien n’est jamais vraiment tranché, ou ne découle sur des confrontations moralement évidentes. La trame contient beaucoup d’intervenants aux intérêts divers, et n’est effectivement pas sans rappeler Game of Thrones par moment, tout en restant dans les limites de ce que l’on peut ingurgiter. La violence visuelle et l’amour du jeu pour les plaisirs charnels ne feront pas non plus mentir cette comparaison. The Witcher 2 possède sa dose de sexe, parfois un peu racoleur (l’introduction est un peu too much) mais collant souvent à l’esprit des personnages ou de l’univers. Le jeu propose également un embranchement scénaristique majeur qui change pratiquement deux tiers de son déroulement. Surtout il provoque une implication de la part du joueur que peu de JdRs peuvent se targuer d’obtenir. Je l’ai déjà évoqué à de nombreuses reprises, mais il m’est avis que The Witcher 2 est un équivalent de Mass Effect en terme narratif, plus encore que les Dragon Age. Et quand le scénario n’est pas n’est pas occupé à tenter de cacher l’absence d’un personnage important, il est passionnant à suivre. L’économie d’explication, qui pose problème au début, finit par servir le récit. Les discussions en deviennent plus fluides que dans les franchises de Bioware, puisqu’on ne passe pas son temps à demander qui est qui et qui fait quoi. Et si réellement, le besoin s’en fait sentir, alors le jeu dispose, tout comme Mass Effect, d’un codex renfermant des informations sur les personnages, les factions, et même la trame en cours.

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Le jeu ne se passe pas de ses moments coquins, parfois sortis de nul part. Ceci étant dit, pour la grande majorité de ces scènes présentées ont rapport avec la trame ou la relation qu’entretiennent les personnages entre eux. Tout le monde n’est pas sexualisé dans le monde du sorceleur et ceux qui le sont, le sont majoritairement pour une raison autre que la pure friponnerie.

Le jeu enrobe cela dans une narration classique, parfois plus maligne que d’apparence. On a les dialogues, parfois à choix multiples, et séquences cinématiques avec l’imposant moteur du jeu. On a le codex donc, qui est en fait la retranscription par Dandelion (un barde et ami de Geralt) des événements en cours, mise à jour au fur et à mesure que l’on progresse dans l’histoire ; cette forme est d’ailleurs une élégante manière de pousser le joueur à revenir voir les fiches de personnage au fur et à mesure, et surtout pour comprendre le scénario dont on pourrait oublier les détails après une chasse aux harpies d’une demie-heure. Justement, on a la mécanique de combat, qui sert essentiellement à nous construire le sorceleur, combattant de premier rang, mais pas indestructible. Il est une certitude, The Witcher 2 est un jeu difficile. Tantôt de manière ingénieuse. Tantôt de manière assez maladroite.

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Car The Witcher 2 propose un système de combat avec de la personnalité, une certaine profondeur, mais loin d’être exempt de défauts qui parfois augmentent artificiellement son âpreté. Le joueur dispose de deux jauges : une de vie et une servant à la fois de charge magique et de jauge d’endurance pour encaisser les coups adverses. Cinq sorts, intitulés  »sign » sont débloqués dès le début du jeu (on peut en débloquer un sixième) : on a un piège électrique à poser au sol, un jet de flamme, une sorte de frappe énergétique qui repousse l’adversaire, un sort de possession qui retourne un ennemi contre ses alliés, et enfin un sort de protection qui renforce la défense du héros. Le joueur peut également se servir d’objets de jet, comme des bombes ou des couteaux. La sélection des magies et objets, si elle n’est pas évidente de prime abord, se fait assez facilement à la volée via un menu de sélection qui ralenti le temps. Le combat en lui-même, dans sa maniabilité, s’apparente, en quelque sorte, à un Batman Arkham, en ce sens qu’il ne compte pas sur des combinaisons de coups, mais sur une gestion des distances et des objets à disposition. Quand on frappe, Geralt se précipite sur l’ennemi le plus proche et/ou le plus en face de la caméra. On peut verrouiller un ennemis, pour ne frapper que lui, mais le système est peu pratique. On peut également maintenir une touche pour garder et si l’on développe son arbre de compétences, Geralt pourra se défendre indépendamment de la provenance du coup.

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L’arbre de compétence est assez large pour un JdR finalement assez court, mais dense. Pour une partie d’environ vingt-cinq heures, on a le temps de débloquer une bonne moitié des compétences proposées.

Comme pour le scénario, le jeu suppose que vous connaissez le combat dès le début du jeu. Contrairement au scénario, il a tort de le faire, dans mesure où le premier The Witcher avait un système de combat radicalement différent dans sa maniabilité, bien que semblable en terme de mécaniques. Vous allez mourir, beaucoup, et ce même en mode normal. Les combats du prologues proposent déjà des affrontements contre de multiples ennemis, et on peine à prendre du plaisir tant il est dur de gérer à la fois les distances, les sorts et les objets. Frapper seulement n’aide pas vraiment. Sortir un sort épuise la barre en un rien de temps. Pour le dire le plus brièvement possible, le jeu commence beaucoup trop durement, et seul le mode facile laissera de la marge pour commencer à gagner sans frustration, et sans pour autant réellement prendre du plaisir.

Chemin faisant, avec un premier chapitre se déroulant en forêt et proposant des ennemis par petits groupes et assez peu résistants, on finit par s’habituer et on comprend enfin le potentiel du titre qui était réellement mal introduit, malgré une tentative ratée de tutoriel avant le prologue du jeu. On comprend que chacune des deux épées à une raison d’être, que repousser les ennemis avec Aard permet de souffler et de remonter un peu sa jauge de vie, ou de leur asséner un coup fatal, que posséder un adversaire est coûteux en temps et en magie, mais que cela peut souvent être rentable, ou encore que les potions ont un rôle important, bien que bancal dans l’expérience.

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Le fait que le jeu donne l’ensemble des possibilités de combat au joueur, et ce dès les premières minutes du jeu, est un élément de game-design important. Cela veut dire que le jeu attend du joueur d’utiliser tout ce qu’il a à portée pour gagner. Cependant, le jeu commence de manière trop brutale pour que l’apprentissage ne soit pas frustrant. Une fois maîtrisé, ce n’est toujours pas parfait, mais réellement plaisant à jouer, quoi qu’il en soit.

En effet, The Witcher 2 a une vision très particulière de l’alchimie. Le joueur ne peut pas fabriquer de potions ou d’objet (apportant soin, buff, capacités spéciales, arme de jet etc…) lorsque des ennemis sont dans les environs ; il doit « méditer » de manière à produire les breuvages et autres huiles à appliquer à l’épée. La particularité du jeu réside alors dans un autre détail : on ne peut consommer de potion que lors d’une méditation. Impossible de se soigner à la volée en combat. Impossible d’appliquer un onguent ou de fortifier son épée entre deux coups. Le joueur doit prévoir sa stratégie par avance. Le système a été moyennement payant pour ma part. D’un côté, il est assez formidable et immersif de préparer sa chasse, à la manière d’un Monster Hunter, en choisissant quelle potion sera utile. Chasser la nuit ou dans une grotte peu éclairée ; une potion de nyctalopie fera des merveilles pour dix minutes. Un large assaut se prépare ; on prend de quoi renforcer ses défenses naturelles, ou faire remonter sa jauge de vie plus vite, ou bien encore pour multiplier les dégâts de feu. C’est d’autant plus plaisant que le jeu a une jauge de toxicité liée à la consommation des potions. Si Geralt en prend trop d’un coup, il sera sujet à des malus. À côté de cela, que fait-on des combats inattendus et parfois durs à résoudre ? On se retrouvera acculé ou se contentant de la magie et des épées, ce qui pourra faire son office, mais laissera cette partie crafting si intéressante, complètement à l’abandon. À moins de tomber contre un combat très retors qui force à recommencer après une mort, auquel cas on se chargera d’être mieux préparé la fois d’après…cela casse tout de même un peu l’immersion. Un système très intéressant donc, mais sous-exploité, à mon humble avis.

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Le choix de rendre les potions accessibles uniquement hors combat est discutable. Cela donne un côté plus minutieux à la préparation d’une quête, en particulier de chasse. En contrepartie, on en fait peu usage quand cela serait tout aussi utile, à savoir pendant les combats inattendus. Il y a clairement quelque chose à faire avec cette idée.

Dernière chose que j’aimerais réellement mettre en avant et qui est dans la continuité des dialogues : The Witcher 2 n’exposera jamais clairement ce qu’il faut faire. C’est déroutant, comme tout le reste, au démarrage du jeu, mais sur le long terme, c’est à la fois rafraîchissant et gratifiant. Le jeu compte sur un journal de quête, un peu trop foisonnant parfois (à la marge comparé au premier volet), mais donnant beaucoup de description de ce qui a été dit ou de ce qu’il est possible de faire. Il compte également sur des livres, à la Elder Scrolls, pour aiguiller le joueur. Si l’on doit détruire des nids de nekkers, petites créatures humanoïde à l’air démoniaque, le jeu nous indiquera seulement l’objectif, pas la marche à suivre. Il faudra acheter un livre sur les nekkers, expliquant notamment comment les chasser. Au joueur ensuite de se procurer les objets nécessaires à l’accomplissement de la quête, et de trouver où les utiliser dans l’environnement. Sibyllin, mais jamais impénétrable, les quêtes et enquêtes y gagnent vraiment en intérêt. Le level-design est d’ailleurs de qualité , bien qu’un peu restreint en taille. On sent que le jeu devrait être plus vaste, mais qu’il tire plutôt gracieusement parti de ce qu’il peut offrir.

Au final, s’il reste maladroit sur bien des aspects, The Witcher 2 est un grand jeu en puissance. Il démarre très laborieusement, la faute à une difficulté bien trop élevée et un intérêt discutable du prologue. Il tire un peu la langue à mi-parcours, à cause de cet enlèvement qui empêche de se concentrer sur la richesse de la trame et sur les nombreuses quêtes, pourtant prenantes. Son système de combat est complexe à prendre en main, en partie parce que le verrouillage est mal conçu. Et le système d’alchimie apparaît malheureusement inutile lors d’une bonne moitié du temps de jeu. Sauf qu’une fois lancée, la trame narrative est vraiment prenante et émotionnellement engageante, comme peu de jeu de ce calibre ne le sont, avec trois fins de chapitres intenses, deux bons twists dans le chapitre final et d’excellents personnages pour mener cela. C’est un bonheur de suivre Geralt qui est de ces bons anti-héros ; ni insensible, ni à vif, ni apolitique, ni engagé. C’est un personnage suffisamment nuancé pour réussir l’exploit d’être intéressant en lui-même, charismatique et imposant, tout en étant parfait pour laisser le joueur s’exprimer à travers lui. Narrativement, il y a des hauts et des bas, cependant le jeu est porté par un moteur impressionnant, une esthétique d’un goût rare, et un univers médiéval pratiquement réaliste, malgré une emphase forte sur la fantasy et la mythologie nordique – le jeu arrive tout de même à parler de mutation génétique, d’intelligence artificielle ou encore MST. Bien sûr, les animations, faciales et la mise en scène en champ/contre-champ rendent le tout un peu statique, mais les dialogues de qualité, bien doublés, font la balance. Enfin, les mécaniques de jeu, le système de combat, de quête, d’alchimie, comme la narration, ne prennent pas le joueur par la main et donnent une personnalité certaine à un jeu vraiment relevé en terme de challenge. Une personnalité qui s’accommode bien du level-design un peu étriqué, mais qui ne demande qu’à exploser dans un monde plus vaste…et devinez qui arrive prochainement pour faire très exactement cela.

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J’attendais initialement The Witcher 3 pour la simple promesse visuelle (malgré des animations corporelles et faciales que je trouve assez peu next-gen) et la grandeur du monde proposé. Je suis, après tout, un amoureux du monde ouvert. Avoir pleinement (re)découvert The Witcher 2, après une première expérience pour le moins mitigée, m’a simplement mis des étoiles dans les yeux. J’ai commencé le premier volet (vieillot mais pas mal du tout), joué quelques parties au jeu d’aventure (sympathique, mais se tenant trop sur le hasard) et je suis extrêmement impatient de toucher au troisième épisode, pour bien plus de raisons que son monde ouvert. Avec un scénario allant moins dans l’urgence, une quantité de missions de chasse et d’enquête revue à la hausse, et un monde plus vaste, The Witcher 3 pourrait bien devenir un classique instantané et l’un de mes jeux préférés. Rendez-vous le 19 Mai, pour en avoir le cœur net.

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3 réponses à “The Witcher 2

  1. « C’est un personnage suffisamment nuancé pour réussir l’exploit d’être intéressant en lui-même, charismatique et imposant, tout en étant parfait pour laisser le joueur s’exprimer à travers lui »

    Ah je suis content de lire ça, j’avais peur que tu trouves le personnage fade.
    Globalement je suis content surtout de voir que tu t’es « forcé » à le relancer et qu’il devienne une bonne expérience.
    Après, si, ce que tu reproches au rythme ne m’a pas dérangé, on est d’accord sur pas mal d’autres défauts : le système de combat, la confection des potions,…

    Vivement le 3, toujours dans la crainte d’être déçu.

  2. Il faut reconnaître que l’introduction ne lui donne pas beaucoup d’occasion de briller par son charisme ou ses décisions. Il faut bien attendre les premières quêtes du Chapitre 1, voir la rencontre avec Saskia pour pleinement comprendre que c’est loin d’être un égoïste absolu (quand bien même on déciderait de le jouer plus « méchant » dans ses façons de régler les problèmes).
    Ce que j’aime bien justement, c’est qu’il est un beaucoup moins grand-héros indétrônable que Shepard dans Mass Effect. J’adore Shepard hein, qu’on s’entende, mais simplement, Geralt est un peu plus intéressant, tout en étant malléable pour le joueur. Et ça c’était plaisant à jouer.

  3. Je l’ai tout juste commencé. Sur le coup l’animation du perso m’a rebuté, mais au final je m’en fous un peu. Je préfère ce côté un peu brut que des persos bien animés mais dont les actions sont « corrigées » pour toujours toucher au but.

    Le tuto est pas extra non plus sur le coup. Mais au final je suis content que la moitié du jeu soit pas un tuto géant. Va falloir de l’investissement pour tirer parti des possibilités de gameplay. Je sors du tuto et j’ai, je crois, compris le principe, mais j’ai tout à apprendre. Ça change des jeux où tu connais tout par coeur parce que c’est simpliste et archi-expliqué, tandis qu’on t’indique tout à l’écran.

    Perso j’ai pas eu de problème avec le début. C’est sûr qu’on capte mal les enjeux (j’ai pas fait le 1), mais à ce niveau-là je suis patient, et encore une fois j’apprécie que ce soit pas scénaristiquement archi-expliqué. Je suis des personnages au lieu de pantins débitant du background, ça fait du bien ^^

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